Lettre 951
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Année 390 Cette lettre adressée à Thalassios, le secrétaire et assistant de Libanios, ne fait pas allusion à sa tentative d’entrée au Sénat de Constantinople mais traite de questions scolaires. Thalassios n'est pas encore rentré à Antioche et se trouve toujours dans la capitale. |
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Θαλασσίῳ 1. Λέγε Καλλιοπίῳ μὴ κακῶς τὸ ἔαρ λέγειν ὡς ἄγον τῇ Ῥώμῃ τῶν ἡμετέρων νέων διὰ θαλάττης τινάς. οὐ γὰρ ἐγὼ τοῦθ’ ὅ φησι ποιῶ τὸ κακὸν οὐδ’ ὑβρίζω μὲν τὴν Ἑλλάδα φωνήν, κοσμῶ δὲ τὴν Ἰταλῶν, οὐδ’ ἂν εἴποι πατὴρ οὐδεὶς τοιοῦτον αὑτῷ τί με συμβεβουλευκέναι. 2. ἀλλ’ ἔστι ταῦτα ἀνοίας ἐλπιζούσης ἃ μάλιστα βούλεται. νοῦς δὲ εἴ σφισιν ἐνῆν, ἐδέχοντ’ ἂν τὴν ἀπὸ τῶν πραγμάτων παραίνεσιν. ἡ δ’ ἐστὶν ἐξετάζειν τοὺς ἀποδοθέντας πολλαῖς πόλεσιν παρ’ ἐκείνης τοὺς οὐ πολλῷ τῶν βοσκημάτων διαφέροντας. |
1. Dis à Calliopios de ne pas dire du mal du printemps sous prétexte qu’il amène à Rome certains de nos élèves par la mer. Ce n’est pas moi qui cause ce mal dont il parle, ni qui porte atteinte à la langue grecque, en célébrant celle des Italiens ; aucun père ne pourra dire que je lui ai donné un tel conseil. 2. Ce choix relève d’une folie qui s’attend à obtenir ce qu’elle désire le plus ; mais s’ils1 avaient un peu de bon sens, ils écouteraient ce que recommandent les faits : observer ceux qu’elle2 a rendus à de nombreuses cités et qui ne différent guère d’un troupeau au pâturage3. |
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1. Les élèves qui partent à Rome. 3. La comparaison des élèves à un troupeau a ici une forte connotation péjorative (cf. ep. 990, note 10). |